Samedi 30 août 2008
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15:47
Me voila donc de retour d'Edimbourg, ville charmante que j'ai decouvert pour la premiere fois il y a de ca une petite semaine. Je
passais donc cinq jours dans la capitale ecossaise pour me trouver un logement et egalement pour me faire une idee de la vie que j'allais y mener.
Pour tout vous dire la ville est vraiment belle et respire le fric a plein nez. Les Porche, Ferrari et Jaguar courrent les rues (non sans me deplaire, amateur que je suis de grosses cylindrees et
de chromes rutilants. Je sais personne n'est parfait...) sans parler des business men toujours impeccablement habilles que j'ai pu croiser dans les quartiers d'affaires. Mais ce trait
caracteristique de la ville m'est apparu de maniere encore plus frappante que je venais de passer juste avant dans Glasgow, l'autre grande ville ecossaise.
En effet, je n'y suis reste que quelques heures mais cela m'a largement suffit pour me dire dans ma petite tete de breton : putain, qu'est ce que c'est moche et triste... La ville est d'une laideur
inegalee, pas un seul vieux batiment avec un petit peu de charme, mais que des barres annees 70 80, style sovietique et des habitations ouvrieres qui se suivent les unes derrieres les
autres, ne pouvant les differencier que par leur numero. Quant aux habitants, leurs tronches moroses en disait long sur a quel point il faisait bon vivre dans cette ville grise, du beton
jusqu'au ciel. Bref, ma premiere impression urbaine de l'Ecosse etait effrayante.
C'est donc non sans soulagement que, quelques 50 miles plus loin, je decouvrais une ville charmante, remplie de vieilles pierres, d'eglises en briques et de parcs bien verts (car comme vous pouviez
vous y attendre l'hygronometrie ecossaise est hors competition) : Edimbourg. Apres avoir galere quelques minutes avant de pouvoir m'orienter sur le plan d'Edimbourg du routard (fidele serviteur que
je garde precieusement sur moi), je me mis en quete de mon auberge de jeunesse ou je devais sejourner pendant mon sejour. Apres une bonne demi heure de marche j'arrivais donc devant cette eglise
nommee Belford Hostel (non non, vous ne vous y trompez point, les ecossais sont assez liberaux pour faire des auberges de jeunesse dans leur eglises).
L'auberge etait sympa mais non depourvue de gros inconvenients : les chambres etaient donc dans le corps de l'eglise, uniquement separees par des cloisons en vulgaire contre-plaque et sans plafond
pour laisser le loisir aux occupants d'admirer la voute de l'eglise. Probleme : laisser les plafonds ouverts c'est tres bien pour les esthetes mais pas pour ceux qui veulent dormir. Ainsi, tout les
soirs nos roommates bien bourres rentraient se coucher bruyament, voire se finir au whisky dans leurs petites chambrettes. Et pour tout vous dire, entre l'accoustique de l'eglise et les cerveaux
gorges de biere de mes amis ecossais, australiens, italiens et autres, les decibels montent vite.
Autant dire que le premier soir je me suis fait avoir mais apres j'ai fait comme eux, c'est-a-dire rentrer bien bourre comme il se doit et ecraser sans se soucier du bruit qu'il peut y avoir
autour. Je suis donc sorti avec gens que j'ai rencontre dans l'auberge, en majorite des australiens (car apparement Edimbourg est une ville peuplee par enormement d'australiens, allez savoir
pourquoi) dans les pubs d'Edimbourg.
Deux jours apres mon arrive, je me suis trouve un logement dans un appart tres sympa avec quatres autres colocataires et un loyer somme toute acceptable (£300 cad environ 375 euros, merci la
BCE...). L'appart donne en plein sur un grand parc et est idealement place, a 5 minutes a pied du Old town et a 5 autres minutes de l'universite). Sinon mes colocataires ont tous a peu pres mon age
et sont anglais et ecossais ce qui est pluto cool pour parler anglais et connaitre la ville.
C'est donc en bonne conscience que j'ai pu ensuite profiter de la ville comme un bon touriste et arpenter les differents quartiers au son des cornemuses. En plus, ce qui etait tres sympa c'est que
la ville etait en plein Fringe festival (festival d'arts de rue, de spectacles, concerts et autres qui a lieu tous les ans pendant trois semaines au mois d'aout).
Voila pour mes premieres impressions de la ville, j'ai surement oublie plein de choses mais je vous tiendrais au jus dans les semaines qui viennent... Ah si!! Petit mystere que je n'est pas encore
elucide : l'odeur !!! Il y a en effet a Edimbourg une odeur toute particuliere qui, portee au gre du vent, vient vous titiller les narines dans vos perigrinations. Odeur pas vraiment
desagreable, ni agreable d'ailleurs, mais tres etrange. Pour tout avouer, je n'avais jamais senti une telle odeur auparavent. Mes hypotheses penchent pour l'instant autour des bus qui
fonctionneraient peut etre au colza, ou alors les ecossais sont particulierement petomanes a force de manger du Haggis (panse de brebis farcie) et de boire de la biere. Le mystere reste entier
et je vous le promet, chers lecteurs haletant et transis par ce suspense terrible, je vous donnerais la reponse des que j'aurais figure this out.
Bisous a tous.
Ps: dsl pour le manque d'accents et de topographie typiquement francaise, ces claviers de stupides roastbeef en sont depourvus...
Par jibouille
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