Dimanche 28 septembre 2008
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20:41
Malgré la pluie qui est revenue dans le ciel gris et bas d'Edimbourg (il faut croire que la semaine de pur beau
temps que l'on a eu relevait du miracle), on est allé se balader dans les hauteurs d'Edimbourg, sur Calton hill. Après avoir monté sur les hauteurs de la ville, il faut bien avouer qu'une superbe
vue panoramique s'est offerte à nous, où l'on aperçoit au sud Arthur's seat et Holyrood park avec Holyrood Palace (le palais de résidence de la reine d' Angleterre à Edimbourg).
Holyrood
park, un ancien volcan planté au milieu de la ville. Très sympa pour avoir un beau point de vue sur la ville
Au nord on voit tout le port de la ville (Leith) et la mer juste derrière. La colline n'a pas d'intérêt majeure à part quelques ruines du temps del'empire romain et quelques constructions du 19 eme
qui reprennent le style des batiments romains. Il faut avouer qu'on est pas resté longtemps au vu de la pluie et surtout le vent à décorner les cocus qui soufflait sur les hauteurs. On est donc
redescendu dans le centre pour se taper une petite baked potato dans notre nouveau repère le "baked potato shop". Pour les non iniciés, une baked potato est une énorme pomme de terre coupée en deux
et cuite au four dans laquelle on choisit un "filling" c'est-à-dire un remplissage quelconque (souvent du fromage et des beans, du chili ou encore du coleslaw...). C'est pas cher et c'est rudement
nourrissant et franchement pas mauvais.
La vue qui s'offre au nord de Calton hill, sur Leith et la mer au loin, que vous ne devinez qu'à peine, hélas, vu la piètre qualité de la foto.
Par jibouille
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Samedi 27 septembre 2008
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01:42
On est parti aujourd'hui avec Pierre et Jules se faire un petit trip à North Berwick, une petite station balnéaire à
une demi heure en voiture à l'est d'Edimbourg. Le temps était absolument superbe ce qui est, il faut bien l'avouer,
plutôt rare en Ecosse. On a donc sauté sur l'occasion et on est parti avec la super bagnole de Jules (une corsa pourrie avec un intérieur en moumoute rose et des fleurs
sur la carosserie) pour ce "biarritz du nord" (dixit le Routard). Après avoir galéré pendant une petite dizaine de minutes dans les bouchons on a fini par trouver la route (parsemée de golf tout
les kilomètres) et nous voila arrivés dans cette petite ville très chicos, mais très charmante, construite en majorité à la fin du 19ème siècle avec pas mal de maison de style victorien. C'est en
réalité le centre de vilégiature des riches habitants d'Edimbourg pour les vacances.
Après avoir flanné sur la plage à humer le bon air du vareck et du feu de bois, nous avons décider d'aller visiter un petit chateau juste à coté de la ville. Hélas trop tard, les portes étaient
déja fermées... On a donc décider de se fier au bon vieux routard qui, dans son style toujours aussi baroudeur (JF Polo, si tu es là...), nous a amené au pied du North Berwick law, un petit sommet
qui culmine au dessus de la ville avec un superbe panorama et une lumière (certes un peu froide) absolument magnifique à l'heure du coucher de soleil... Bref, une fois arrivés en haut, le coeur
rempli de fierté d'avoir gravi ce petit monticule, nous sommes redescendus, l'appareil photo plein à craquer de clichés carte postale, et le ventre vide. Pour accélérer la descente, on s'est amusés
à rouler sur les pentes herbues tels des gosses de 12 ans, non sans une légère envie de vomir une fois arrivés en bas (les vidéos vont venir dès que je saurais comment ça marche). Après être
redescendus, on s'est tapé un petit boui boui, dans le centre de la ville ou Jules a osé expérimenter le haggis (qui plus est bon marché) et je pense que celui-ci le fait encore souffrir à l'heure
qu'il est. Il aurait du se souvenir des mots de JF Polo dans son mail aux étudiants partis à l'étranger : "quand on m'a servi du haggis j'ai tout d'abord cru que c'était de la merde, une fois que
j'y ai goûté j'eu préféré que ça en soit..."
Par jibouille
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Vendredi 26 septembre 2008
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13:05
Salut les potos.
Bon je dois avouer que la flemme est une des explications de ce manque impardonnable de nouvelles, pour ne pas dire la seule. Mais heureusement que Tisto est là pour me donner de bonnes excuses
telles que le but inavoué d'atteindre la non littérature, nouveau concept néo-structuraliste à la con... Bon tout ça pour vous dire que je suis effectivement une grosse feignasse et que mes colocs
m'ayant vu traînasser en robe de chambre (que j'ai d'ailleurs amenée avec mes pantoufles dans ma petite valise à la place des dictionnaires d'anglais) pendant un an auraient été étonnés du
contraire.
J'ai donc commencer mes cours à l'université. Tout d'abord, ce qui est vraiment marquant quand on compare à la France, c'est la quantité d'associations étudiantes (plus de 200). Il y a
vraiment de tout et n'importe quoi (ça passe de l'association des gays, lesbiennes et bisexuels aux catholiques chinois de Polock's hall). Sinon, les "societies" plus intéressantes recouvrent la
bouffe, la picole et surtout le sport. Je viens d'adhérer à l'une d'entre elle : la " water of life", association de dégustation de whisky qui organise des trips dans les Highlands pour faire le
tour des distilleries de whisky. La vie étudiante et associative est en tout les cas incroyablement plus développée qu'en France. Les bâtiments de l'EUSA (le bde local) sont hyper classes et trop
impressionnants. Il y a tout un hall qui appartient aux étudiants avec un super marché et une boite de nuit, plusieurs pubs et tout ça appartient aux étudiants et est géré par eux.
Hier soir, j'ai donc assisté à la première réunion de l'association water of life pour goûter quelques whiskies écossais. On est passé par des grands classiques tels que Aberlour ou le glenfiddish
mais on a aussi essayé des whiskies très étrange avec un fort goût de fumée et une odeur de bacon ou de sauce barbecue. Bref, ce dernier whisky m'a parût totalement infâme. Après je sais que mes
voisins de table était particulièrement fan de cette boisson répugnante. Après quelques verres, il faut bien avouer que les langues se sont déliées et que la plupart des étudiants (quasiment tous
des erasmus) sont devenus beaucoup plus locaces. J'ai donc sympathisé avec deux allemands et un belge qui se sont révélés être mes voisins. L'un des allemands est assez original, il adore la pèche
("aahhhh qu'il est doux le plaisir de la pèche". Petite dédicace au Pikool et à son moussu t de marseillais de mes deux...) et chasser le castor.
Voilà, sinon, le temps est incroyablement beau et ensoleillé. Je viens de m'acheter un appareil photo et j'essaye de mettre des photos sur le blog mais ça bug pour l'instant. Je vais essayer
d'égayer tout ça le plus vite possible.
PS: ça y est j'ai découvert la raison de cette odeur fort désagréable qui vous fouette la tronche en arpentant les rues d'Edimbourg. C'est la bière!!!!!! (la Mc Ewans, une ale destinée en majorité
à l'exportation vers l'Inde) Putain, cette odeur vient d'une brasserie locale installée sur le port. Portée au gré du vent, les effluves de houblon et d'orge macérés viennent vous rappeler que
toute la bière qu'on ingurgite tout les soirs dans les pubs doit bien être fabriquée quelque part à un moment ou à un autre...
Par jibouille
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Vendredi 12 septembre 2008
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Bonjour tout le monde!!
Je tiens tout d'abord à m'excuser pour cette absence flagrante de news pendant ces dernières semaines mais pour ma défense, je n'étais pas à Edimbourg pendant tout ce temps mais à Prague pour voir
le tatouillon. Il est vrai que les retrouvailles ne sont pas toujours propices à une grande envie de communication via le web, mais il me paraissait également déplacé de vous conter mes aventures
praguoises sur un blog censé vous parler des Scottischs. En tout cas chers lecteurs ne vous inquietez pas, je reviens d'ici quelques jours à Edimbourg et je reprendrais alors mon récit
trépidant sur les cornemuses, le whisky et les panses de brebis farcies...
Par jibouille
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Samedi 30 août 2008
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15:47
Me voila donc de retour d'Edimbourg, ville charmante que j'ai decouvert pour la premiere fois il y a de ca une petite semaine. Je
passais donc cinq jours dans la capitale ecossaise pour me trouver un logement et egalement pour me faire une idee de la vie que j'allais y mener.
Pour tout vous dire la ville est vraiment belle et respire le fric a plein nez. Les Porche, Ferrari et Jaguar courrent les rues (non sans me deplaire, amateur que je suis de grosses cylindrees et
de chromes rutilants. Je sais personne n'est parfait...) sans parler des business men toujours impeccablement habilles que j'ai pu croiser dans les quartiers d'affaires. Mais ce trait
caracteristique de la ville m'est apparu de maniere encore plus frappante que je venais de passer juste avant dans Glasgow, l'autre grande ville ecossaise.
En effet, je n'y suis reste que quelques heures mais cela m'a largement suffit pour me dire dans ma petite tete de breton : putain, qu'est ce que c'est moche et triste... La ville est d'une laideur
inegalee, pas un seul vieux batiment avec un petit peu de charme, mais que des barres annees 70 80, style sovietique et des habitations ouvrieres qui se suivent les unes derrieres les
autres, ne pouvant les differencier que par leur numero. Quant aux habitants, leurs tronches moroses en disait long sur a quel point il faisait bon vivre dans cette ville grise, du beton
jusqu'au ciel. Bref, ma premiere impression urbaine de l'Ecosse etait effrayante.
C'est donc non sans soulagement que, quelques 50 miles plus loin, je decouvrais une ville charmante, remplie de vieilles pierres, d'eglises en briques et de parcs bien verts (car comme vous pouviez
vous y attendre l'hygronometrie ecossaise est hors competition) : Edimbourg. Apres avoir galere quelques minutes avant de pouvoir m'orienter sur le plan d'Edimbourg du routard (fidele serviteur que
je garde precieusement sur moi), je me mis en quete de mon auberge de jeunesse ou je devais sejourner pendant mon sejour. Apres une bonne demi heure de marche j'arrivais donc devant cette eglise
nommee Belford Hostel (non non, vous ne vous y trompez point, les ecossais sont assez liberaux pour faire des auberges de jeunesse dans leur eglises).
L'auberge etait sympa mais non depourvue de gros inconvenients : les chambres etaient donc dans le corps de l'eglise, uniquement separees par des cloisons en vulgaire contre-plaque et sans plafond
pour laisser le loisir aux occupants d'admirer la voute de l'eglise. Probleme : laisser les plafonds ouverts c'est tres bien pour les esthetes mais pas pour ceux qui veulent dormir. Ainsi, tout les
soirs nos roommates bien bourres rentraient se coucher bruyament, voire se finir au whisky dans leurs petites chambrettes. Et pour tout vous dire, entre l'accoustique de l'eglise et les cerveaux
gorges de biere de mes amis ecossais, australiens, italiens et autres, les decibels montent vite.
Autant dire que le premier soir je me suis fait avoir mais apres j'ai fait comme eux, c'est-a-dire rentrer bien bourre comme il se doit et ecraser sans se soucier du bruit qu'il peut y avoir
autour. Je suis donc sorti avec gens que j'ai rencontre dans l'auberge, en majorite des australiens (car apparement Edimbourg est une ville peuplee par enormement d'australiens, allez savoir
pourquoi) dans les pubs d'Edimbourg.
Deux jours apres mon arrive, je me suis trouve un logement dans un appart tres sympa avec quatres autres colocataires et un loyer somme toute acceptable (£300 cad environ 375 euros, merci la
BCE...). L'appart donne en plein sur un grand parc et est idealement place, a 5 minutes a pied du Old town et a 5 autres minutes de l'universite). Sinon mes colocataires ont tous a peu pres mon age
et sont anglais et ecossais ce qui est pluto cool pour parler anglais et connaitre la ville.
C'est donc en bonne conscience que j'ai pu ensuite profiter de la ville comme un bon touriste et arpenter les differents quartiers au son des cornemuses. En plus, ce qui etait tres sympa c'est que
la ville etait en plein Fringe festival (festival d'arts de rue, de spectacles, concerts et autres qui a lieu tous les ans pendant trois semaines au mois d'aout).
Voila pour mes premieres impressions de la ville, j'ai surement oublie plein de choses mais je vous tiendrais au jus dans les semaines qui viennent... Ah si!! Petit mystere que je n'est pas encore
elucide : l'odeur !!! Il y a en effet a Edimbourg une odeur toute particuliere qui, portee au gre du vent, vient vous titiller les narines dans vos perigrinations. Odeur pas vraiment
desagreable, ni agreable d'ailleurs, mais tres etrange. Pour tout avouer, je n'avais jamais senti une telle odeur auparavent. Mes hypotheses penchent pour l'instant autour des bus qui
fonctionneraient peut etre au colza, ou alors les ecossais sont particulierement petomanes a force de manger du Haggis (panse de brebis farcie) et de boire de la biere. Le mystere reste entier
et je vous le promet, chers lecteurs haletant et transis par ce suspense terrible, je vous donnerais la reponse des que j'aurais figure this out.
Bisous a tous.
Ps: dsl pour le manque d'accents et de topographie typiquement francaise, ces claviers de stupides roastbeef en sont depourvus...
Par jibouille
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